BTS INFORMATIQUE ET RÉSEAUX (IRIS) - SESSION DE 2004

Académies de Paris, Créteil et Versailles

EPREUVE D'ANGLAIS


RAPPORT DE LA COMMISSION D’ANGLAIS

Pertinence du texte

Par son sujet - les dangers que fait peser sur le milieu naturel la mise en décharge des produits électroniques et informatiques obsolètes - ce texte convenait davantage au BTS fluides-énergies-environnements qu'au BTS info et réseaux ou au BTS domotique. Cependant, on conçoit la difficulté qu'il y a à trouver un texte anglais commun aux trois spécialités à la fois, un « crossover » comme on dit en électronique ou dans les séries télévisées américaines…

Difficulté du texte

Le texte n'était pas d'une longueur excessive (32 lignes) mais il était d'un niveau de langue difficile pour notre section. Peut-être aurait il fallu, au moment de la fabrication du sujet, expliciter par des notes un certain nombre de difficultés, voire réécrire certains points, en particulier dans le passage à traduire. Ainsi la phrase « in that R&D happens at such a pace the replacement process has been highly accelerated » aurait été plus intelligible sous la forme « in the sense that R&D happens at such a pace that the replacement process has been highly accelerated ».

La partie de compréhension (le « document réponse »)

Cet exercice, nouveau dans cette section, a été le plus critiqué par les correcteurs, à cause non seulement de sa présentation mais aussi de son contenu. Tout d'abord, regroupant cinq exercices en une seule page, il était trop dense, empêchant les candidats de mettre des citations complètes et lisibles. Ensuite, les exercices à trous étaient mal formulés et ambigus en plusieurs endroits tandis que les exercices du type juste ou faux, avec justification tirée du texte, autorisaient plusieurs citations équivalentes.

Dans l’ensemble, les candidats sont loin d’avoir brillé dans cette partie. Il faut espérer qu’une meilleure préparation à ce type d’exercice, jointe à une qualité sans faille des sujets à venir, inverseront la tendance.

La traduction

Cet exercice a amené son lot habituel de perles, dues au mauvais emploi du dictionnaire bilingue, du genre « Le problème est bicéphale » pour « The problem is double-headed » (il est vrai que l’expression de départ est déjà gratinée…). Quoi qu’il en soit, la traduction a été mieux réussie que le « document réponse ».

La partie expression en anglais

La question posée permettait aux candidats de s’exprimer en fonction de leurs moyens
- soit à un niveau élémentaire, personnel (« Are you you environmentally friendly ? Do you reuse and recycle at home? »),
- soit à un niveau plus élaboré, plus abstrait (« Do you have a solution to the problem evoked in the text ? ») (On remarquera le calque du français dans cette formulation : a problem is « raised », not « evoked »).

Dans l’ensemble l’anglais est peu idiomatique et peu grammatical.

L’oral nouvelle cuvée

Cette première moûture a connu quelques malentendus :
- sur le plan organisationnel : convocation de collègues à des horaires ou des jours ne coïncidant pas avec ceux des candidats;
- sur le plan du déroulement des interrogations : candidats venant sans leur rapport de stage.
C’est sans doute ce qu’on appelle « essuyer les plâtres ».

La tendance générale a été la récitation d’une présentation apprise par cœur et dont le modèle avait été gracieusement fourni aux étudiants par leur professeur. Pour obtenir une communication authentique, il fallait interrompre les candidats et leur demander des précisions.

La moyenne s’élève à 8,16 pour l’écrit (contre 9,48 en 2003, 9,5 en 2002, 9,4 en 2001) et à 10,68 pour l’oral.

Pour la Commission d’anglais, le Président,

Christian Lassure
avec la collaboration de Mmes Martine Lacaze, Evelyne Laroche-Joubert et Françoise Lequien.

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