BTS D'INFORMATIQUE INDUSTRIELLE - SESSION DE 2002

Académies de Paris, Créteil et Versailles

EPREUVE ÉCRITE D'ANGLAIS


RAPPORT DE LA COMMISSION D'ANGLAIS

PERTINENCE DU SUJET

Force est de constater que le sujet, relatif à une installation domotique intégrée, convenait davantage à la première des spécialités réunies dans le groupe 9, qu'à l'informatique industrielle proprement dite.

DIFFICULTÉ DU SUJET

Le texte proposé cette année faisait 25 lignes de 13 mots chacune en moyenne. En 2001, le texte atteignait 34 lignes de 13 mots chacune. En 2000, année de lancement de la réforme de l'anglais, 37 lignes de 15 mots chacune. En 1999, il montait jusqu'à 66 lignes de 13 mots. En 1984, aux débuts du BTS, les candidats avaient eu droit à 70 lignes de 15 mots chacune.

On voit là le sens général de la phase intermédiaire – qui dure d'ailleurs – de la réforme :

- réduction draconienne de la longueur du texte

- et, partant, des difficultés que les candidats ont à affronter.

D'où le cri du cœur de certains étudiants : « C'est bien plus facile que ce qu'on fait en classe !"

COMPTE RENDU EN FRANÇAIS

La qualité d'expression des candidats reste très médiocre, sans parler de l'orthographe, aussi fluctuante que celle des actes notariés sous l'Ancien Régime.

Du fait de la brièveté du texte, cet exercice de synthèse s'est trouvé réduit à sa plus simple expression.

Malgré l'intitulé de la question (« Vous mettrez en évidence la haute technologie de cette maison »), certains candidats ont évité soigneusement les quelques données techniques qui subsistaient, devançant à leur insu la tendance annoncée au jury de 2001, à savoir de moins en moins de technique et de plus en plus de « communication ».

D'autres candidats ont perdu du temps – et des mots – à s'attarder sur un premier paragraphe présentant le contexte général ou à développer l'origine du texte.

TRADUCTION EN FRANÇAIS

Les candidats avaient à traduire le titre du texte et les six lignes du paragraphe d'introduction.

Un correcteur trouve que « la traduction a donné des résultats corrects, voire assez bons, mais quelques perles"; un autre juge que « la traduction dans son ensemble a été peu réussie, les étudiants manquant souvent de rigueur ».

Au-delà de ces différences d'appréciation, le fait est que la présence de l'expression « at the cutting edge of home technology » (« à la pointe de la technologie domotique ») nous a valu un florilège de traductions abracadabrantes, à la genèse desquelles le recours au dictionnaire anglais-français n'est pas étranger.

Mais il faut également souligner l'inaptitude de beaucoups de candidats à reconnaître, dans la première phrase, les verbes à l'infinitif sans to, lacune qui est à l'origine de contresens et de non-sens.

QUESTIONS EN ANGLAIS

Le fait d'avoir à traiter deux questions en anglais de 60 mots chacune et non plus une seule de 120 mots comme en 2001, à limité la possibilité pour les candidats de structurer et de développer leur réponse :  une fois qu'ils ont repris l'intitulé de la question dans leur introduction, il ne reste qu'une quarantaine de mots. Il serait plus judicieux que le sujet de 2003 ne comporte qu'une seule question.

MOYENNE DES NOTES

La moyenne des notes cette année se monte à 9,5 (contre 9,4 en 2001).

 RÉFORME DE L'ANGLAIS DANS LES BTS INDUSTRIELS

2002 était censé voir la fin de la période de transition de la réforme de l'anglais et la mise en place du sujet de type définitif pour tous les BTS techniques. Ne voyant rien venir, les membres de la Commission d'anglais souhaiteraient être informés de l'état d'avancement de la réforme annoncée à grand fracas en 1999.

Pour les membres de la Commission d'anglais, le Président

Christian Lassure
avec la collaboration de : Evelyne Laroche-Joubert, Françoise Lequien, Clotilde Tupinier-Menard.

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