BTS DINFORMATIQUE INDUSTRIELLE - SESSION DE 1999

Académies de Paris, Créteil et Versailles

EPREUVE ÉCRITE D'ANGLAIS TECHNIQUE


RAPPORT DE LA COMMISSION D’ANGLAIS

LE CHOIX DU TEXTE

Certains correcteurs ont trouvé le texte complexe et de nature à donner des travaux truffés de non-sens, ce qui a été effectivement le cas.

D’autres correcteurs ont trouvé le texte intéressant mais rédigé dans un style pompeux et rébarbatif, où le jargon fait loi, propre à dissuader les candidats d’approfondir leur lecture. Et de fait, dans nombre de copies, le résumé est resté prudemment superficiel et imprécis.

LA LONGUEUR DU SUJET

Compte tenu de la complexité du texte, l’ensemble du travail demandé (résumé + traduction + expression personnelle) était difficile à réaliser en deux heures pile.

LE RÉSUMÉ

Nous nous bornerons à faire remarquer que si le terme « résumé » a remplacé le traditionnel « compte rendu », les candidats n’ont pas vraiment fait la différence.

LA TRADUCTION

La dernière phrase du passage à traduire, avec son « empilement » high-availability, fault-tolerant servers (coupé précisément après la virgule entre les deux déterminants, en fin de phrase !), a été massacrée allègrement. Comme quoi l'apprentissage de la traduction des « empilements » reste l'un des points faibles de notre enseignement.

L’EXPRESSION ÉCRITE PERSONNELLE

La question entraînait le candidat loin du texte lui-même et donc du recours à la paraphrase et aux collages. Elle a permis de valoriser les quelques perles rares en mesure de rédiger en un anglais grammaticalement, syntaxiquement et idiomatiquement correct et, partant, d’exprimer une pensée originale et cohérente. (Ceci dit, pour de nombreux candidats, le moteur de l’augmentation de puissance des PC est constitué par les logiciels de jeu...).

En dehors de ces quelques rares copies, les correcteurs ont eu droit à des phrases pensées en français et traduites littéralement en anglais (du genre « Ciel, mon mari ! » / « Sky, my husband! »).

ANNEXE

CONTRE L’ABANDON PROGRAMMÉ DE L’ANGLAIS TECHNIQUE DANS LES BTS INDUSTRIELS

Le retour à l’étude de l’anglais général envisagé en haut lieu, ainsi que le donnent à penser les sujets de type intermédiaire (2000 et 2001) et de type définitif (2002) « pour tout BTS » qu’il a été donné d’examiner à l’auteur de ces lignes et à ses collègues, serait une régression dramatique et pour les étudiants en informatique industrielle et pour les professeurs de langue dans cette section, ainsi qu’un coup d’arrêt, grave de conséquences, à la promotion de l'anglais technique en France (cf. les nombreux manuels et glossaires publiés ces dix dernières années).

Lorsque l’anglais général, de type Bac, était enseigné en BTS industriel, le manque d’intérêt (voire l’hostilité) à l’égard de celui-ci était patent chez les étudiants. Souhaite-t-on revenir à une telle situation ?

D’anciens étudiants revenus nous voir au lycée ou revus par hasard lors d’un salon ne se font jamais faute de signaler à leur ancien professeur combien leurs sont utiles dans la vie professionnelle les connaissances qu’ils ont pu acquérir en anglais technique. Souhaite-t-on priver les futurs techniciens d’une compétence appréciée dans les entreprises ?

L’étude de l’anglais technique a été pour les professeurs concernés un défi qu’ils ont su relever; le retour à l’anglais général serait de ce fait ressenti comme la négation de tous leurs efforts et un vaste gaspillage du savoir et du savoir-faire qu'ils ont acquis dans les langues de spécialité.

Pour ces raisons, auxquelles s’ajoute une absence de communication et de concertation avec les professeurs de langue concernés, nous nous inscrivons fermement contre tout projet visant à supprimer l'étude de l’anglais de spécialité en section de BTS d’informatique industrielle.

Pour les membres de la Commission d'anglais, le Président

Christian Lassure

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