BTS D'INFORMATIQUE INDUSTRIELLE - SESSION DE 1997

Académies de Paris, Créteil et Versailles

EPREUVE ÉCRITE D'ANGLAIS


 RAPPORT DE LA COMMISSION D'ANGLAIS

Datant du 24 octobre 1996, l'article exploité pour le sujet n'avait que huit mois d'âge, ce qui est une bonne chose et confirme la tendance déjà observée avec le texte de 1996 (16 mois, contre 39 pour le sujet de 1995 !). Le sujet était par ailleurs plus technique et plus pointu puisqu'il abordait la gestion du mode multitâche sur les ordinateurs à un seul processeur. Les candidats se sont donc sentis plus à l'aise avec cette question proche de ce qu'ils étudient dans leur matière principale. Les surveillants de salle ont noté que, contrairement aux années passées, davantage de candidats, pris par le sujet, étaient restés jusqu'au bout de l'épreuve...

L'actualité et la pertinence du texte avaient toutefois un corollaire : son caractère dense, voire touffu, qui, s'ajoutant à sa faible longueur et à sa structure (comparaison entre multitâche coopératif et multitâche préemptif), a donné lieu à de nombreux comptes rendus trop proches d'une traduction (la limite de 330 mots équivalant à peu près à la moitié du texte), sans grande remise en forme des informations.

Ce qui semble bien être une malencontreuse coquille a été notée en haut de la page 2. Dans la phrase : « Cooperative tasks self-interrupt at convenient points in the program which makes cooperative multitasking synchronous and subject to fewer problems from asynchronous interruptions », une virgule manque devant « which » qui, loin d'avoir pour antécédent « the program », reprend en fait l'action décrite dans le début de la phrase. Après vérification, l'original du sujet ne comportant pas de virgule, il n'a pas été jugé opportun d'avertir les candidats de cette coquille.

La traduction a retrouvé avec ce sujet toute son importance (8 points) en l'absence d'un quelconque légendage. Forte d'une dizaine de lignes, elle présentait comme difficultés principales :

- des groupes gérondifs dans des emplois de sujet, de complément d'objet et d'attribut,

- un groupe nominal surcomposé (« a small embedded machine control »),

- deux conjonctions de conséquence « so that » abrégées en « so",

difficultés propres à faire capoter nombre de candidats et que l'usage d'un dictionnaire ne permet pas de résoudre automatiquement.

Tous les dictionnaires surnuméraires, exclus par une lecture stricte du libellé du sujet (« L'usage d'un dictionnaire bilingue est autorisé pour l'ensemble de l'épreuve »), ont réintégré les sacoches des candidats. Comme par les années passées, on a pu constater qu'un petit pourcentage de candidats venaient sans dictionnaire aucun : manque d'informations, je-m'en-foutisme, excellente connaissance de la langue de spécialité, ou autre raison ? Seul un sondage à l'issue de l'épreuve permettrait de répondre à cette interrogation.

Les correcteurs n'ont pas manqué de sanctionner certains contresens techniques inacceptables comme « single board computer » (donné en note pour élucider le sigle SBC) traduit par « simple ordinateur de bureau », ou encore « machine control » rendu par « machine de contrôle ». Presque tous les candidats se sont cassé les dents sur les deux dernières phrases de la traduction. En particulier l'avant-dernière (« Programming an SBC to multitask requires keeping software overhead down and processor throuput up ») a donné lieu à un florilège de traductions plus abracadabrantes les unes que les autres (du genre « La programmation d'un SBC en mode multitâche exige un logiciel d'observation du haut vers le bas et un processeur orienté en hauteur »). Seuls les candidats excellents en anglais pouvaient se dépêtrer d'une telle phrase.

Il faudra donc veiller à ce que nos étudiants soient formés systématiquement au déchiffrement des éléments lexicaux composés (adjectifs composés, noms composés et surcomposés) et à l'identification des formes verbales en -ing (groupes gérondifs en particulier). Plus généralement, il faudrait que les étudiants soient persuadés que la facilité qui leur est donnée de se servir d'un dictionnaire lors de l'épreuve ne les dispense pas d'apprendre du vocabulaire, qu'il s'agisse du lexique de base de l'informatique ou d'un vocabulaire plus général comme les mots de liaison ou les verbes à tout faire tels que « to provide », « to refer to », « to handle », « to require ». Un entraînement plus soutenu à la technique du compte rendu ne serait pas de trop non plus.

La moyenne des copies corrigées s'établit à 9,49 contre 9,41 en 1996 et 8,74 en 1995, soit à nouveau une légère amélioration, imputable sans doute à la connaissance préalable qu'avait le candidat moyen du thème abordé mais aussi aux consignes initiales de bienveillance données aux correcteurs.

Pour les membres de la Commission d'anglais, le Président

Christian Lassure

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