BTS D'INFORMATIQUE INDUSTRIELLE - SESSION DE 1993

Académies de Paris, Créteil et Versailles

EPREUVE ÉCRITE D'ANGLAIS


RAPPORT DE LA COMMISSION D'ANGLAIS (*)

Candidats ayant composé à l'écrit : 543      Moyenne générale : 9,2

LE TEXTE ET SA LONGUEUR

Par rapport au texte de la session précédente, celui de 1993 est légèrement moins long (750 mots contre 900 environ), ce qui, s'ajoutant à la réduction à deux (au lieu de trois) des questions à traiter, constitue une amélioration sensible allant dans le sens d'une meilleure adaptation du sujet aux possibilités des candidats. Il convient de noter, toutefois, que cette diminution de la longueur est due à des coupes claires pratiquées dans le texte de départ, qui ont nui à sa cohérence (cf. infra).

La limitation à deux exercices seulement (compte rendu et traduction) du travail demandé (abandon de la question à traiter en anglais), a encore amélioré l'adéquation entre le sujet et les capacités des étudiants.

Une raison supplémentaire de ne pas regretter l'absence de la question du type « What are the advantages and the drawbacks of the system », est son peu de pertinence pour évaluer la qualité de l'expression écrite des candidats, la majorité de ces derniers se bornant à dresser deux listes distinctes bâties à partir d'emprunts textuels, sans véritable effort de rédaction personnelle.

LE TEXTE ET SA PRÉSENTATION

Si l'on se reporte à la revue américaine Byte d'où est tiré le texte de cette année, il apparaît que celui-ci est une version tronquée mais faisant l'économie – contrairement à la norme en matière de rédaction – du symbole (...) qui est censé signaler la présence d'une coupure.

Les coupures effectuées dans l'article de départ ne semblent pas avoir été très heureuses. Ainsi, le rôle joué par « First » et par « Second » dans le paragraphe 6, reste obscur du fait de la suppression de la phrase qui précède dans l'original, à savoir « This system is similar to any commercial optical disk system except for two important features ».

Paradoxalement, la répétition, dans la conclusion, d'une idée déjà exposée dans l'introduction, n'a pas été éliminée. Mais peut-être était-ce volontaire, de façon à donner aux candidats l'occasion d'être concis...

Outre les coupures maladroites, on peut regretter la mise à l'écart, dans l'adaptation proposée de l'article de Demetri Psaltis, des supports visuels qui l'accompagnaient. Leur inclusion aurait pourtant aidé les candidats – comme d'ailleurs les correcteurs – à y voir un peu plus clair dans un texte des plus denses. Curieusement, le corrigé proposé fait référence à une illustration « (voir figure 1) » qui, pour une raison ou pour une autre, n'a finalement pas été jointe au sujet.

Dernier point, la dactylographie du sujet n'échappe pas à un certain nombre de coquilles, anodines sauf une :

- Para. 3 : « The idea is simple : the disk... ». En ponctuation anglaise, le symbole deux points (colon) est accolé au mot qui le précède (donc, pas d'espace, contrairement à l'usage français).

- Para. 5 : « an effective data transfer rate of 10 bps ». Un oubli malencontreux a transformé « 1011 bps » en une vitesse digne de l'escargot...

- Para. 10 : « and access anyone of the images ». Il convenait de lire « any one » – en deux mots.

Signalons, pour mémoire, la traditionnelle faute d'accord du non moins traditionnel avertissement :

« L'utilisation d'un dictionnaire technique Informatique

ANGLAIS/FRANCAIS - FRANCAIS/ANGLAIS

est autorisé à l'exclusion de tout autre"

Peut-être pourrait-on remplacer le féminin « utilisation » par le masculin « emploi » (entre autres solutions) et, par la même occasion, parler de dictionnaire « d'informatique ».

LE COMPTE RENDU

Le caractère très technique de certains paragraphes ainsi que la densité des informations (renforcée par le découpage évoqué plus haut), ne pouvaient que favoriser la contraction de texte de type linéaire et décourager les velléités de synthèse chez les candidats pourtant entraînés spécialement à ce type de restitution. Peut-être aurait-il été plus judicieux, afin de tester véritablement les capacités de synthèse de ces derniers, de leur fournir l'article intégral (illustration comprise).

Ceci dit, le thème choisi – les mémoires optiques parallèles – était tout à fait dans la veine des thèmes susceptibles d'intéresser nos étudiants.

Pour ce qui est de la qualité du français, il faut signaler une proportion croissante d'étudiants ne sachant pas s'exprimer avec simplicité et clarté. A cela on ajoutera la pauvreté générale de l'expression, voire parfois son incompréhensibilité. Trop de candidats se contentent de mettre les phrases les unes à la suite des autres sans aucun enchaînement logique. Comme le propose un membre de la Commission, peut-être faudrait-il faire passer la durée de l'épreuve de 2 à 3 h, ce qui permettrait aux candidats de mieux maîtriser l'exercice de synthèse aux niveaux de l'articulation des idées et de l'expression.

LA VERSION

Le passage à traduire était assez cohérent et permettait de tester chez les candidats leur compréhension et leur connaissance de l'anglais technique.

Quelques difficultés rencontrées :

- les mots surcomposés ou empilements comme « magnetic recording media », « a tightly focused spot », « the electronically detected signal";

- certains verbes à la forme en -ing et suivis de prépositions :

* « applications ranging from workstations to electronic photography";

* « by imaging the illuminated portion of the desk onto a 2-D detector array ».

Le recours au dictionnaire d'informatique anglais-français, s'il a permis d'éviter des erreurs (mais pas toutes) sur les termes techniques, s'est révélé inefficace pour des termes d'anglais général n'y figurant pas (« roughly », « instead of », « through », etc.) et, bien sûr, pour les faux-amis comme « primary », « dramatically », etc.

Certains candidats ont lu « board » à la place de « broad » (« a broad optical beam ») et traduit par « carte ». La traduction de la mesure « 1 bit per square micron » a donné lieu à un véritable florilège. Sur un paquet de 45 copies, on a trouvé : « 1 bit... par place micron, quart de micron, micro-sillon, micron seconde, micro carré, carré micron, secteur, micron, micron-section, 1 bit pour 1/4 de micron »... Cette incapacité chez nombre de candidats à proposer une traduction correcte d'une mesure, avait déjà été remarquée en 1991, à propos de l'expression « a one-foot black cube » (NeXt Workstation, para. 5).

La mise en français n'est guère satisfaisante. Un correcteur note le recours systématique au calque. De façon générale, l'orthographe, la grammaire, la syntaxe sont malmenées allégrement (sujet au pluriel, verbe au singulier par exemple).

Un membre de la Commission propose que la version soit remplacée par une véritable épreuve de compétence linguistique.

EPREUVE ORALE

Nous reprenons ici une proposition déjà ancienne : sinon rendre obligatoire l'épreuve orale, du moins encourager les candidats à s'y préparer en en faisant une option dont les points au-dessus de la moyenne seraient comptés dans le résultat final.

CORRECTION DES COPIES

Il serait souhaitable que les correcteurs puissent bénéficier d'une décharge effective de plusieurs jours (au lieu des deux seules journées traditionnelles, l'une pour le retrait des copies et l'étude du barême, l'autre pour la remise des copies et l'harmonisation des notes), les tâches de correction venant s'ajouter à celles qui continuent d'incomber aux professeurs au mois de juin (cours, examens blancs, surveillances d'examens, conseils de classes, conseils d'enseignement).

A Arcueil, le 6 juillet 1993

Pour les membres de la Commission d'anglais, le Président

Christian Lassure

(*) Le présent rapport a été établi à partir des observations faites par les divers membres de la Commission d'anglais : MMes Durlin, Fort-Ruel, Janoir, Lanfranchi, Pascart, Thomas, MM. Gauthier, Grant, Lassure, Lledo, Piat. Nommé dans un nouvel établissement, M. Claude Kolski a cessé ses activités en section d'informatique industrielle. Sa compétence, sa gentillesse, sa passion pour l'anglais de spécialité nous manqueront.

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